Bansko Un gîte de montagne en Bulgarie ?

Version
imprimable

Dans la même rubrique
Bojenci (Bojentsi)
La légende veut qu’en 1393 la princesse Bojana aurait fui l’invasion des Turcs, en s’abritant dans ce vallon...
Tryavna
Qu'est-ce qui fait la beauté de cette petite ville ? Est-ce la richesse de ses maisons musées, le charme un peu désuet des boutiques d'artisans dans la vieille ville, ou la montagne qui l'entoure, et ses forêts ?
Koprivshtitsa
Chaque maison ici fait partie de l'histoire. C'est là qu'en 1876 fut tirée la première salve de l'insurrection d'Avril contre l'empire ottoman. Bien que noyé dans le sang, le soulèvement eut des répercussions politiques dans toute l'Europe...
Sofia la capitale de la Bulgarie
La capitale de la Bulgarie - Sofia, qui s'étend au pied de la montagne Vitosha, est la plus grande ville bulgare avec ses 1 200 000 habitants...
Plovdiv, réserve architecturale.
C'est le deuxième centre urbain par sa population, par sa superficie et par sa place en tant que centre culturel, historique et touristique...
Varna, capitale d'été
Après Sofia et Plovdiv, Varna est la troisième et la plus touristique des villes bulgares. Située au bord de la mer, près des stations balnéaires Sables d'Or, Sveti Konstantin et Albena, elle est la capitale de la « Riviera » bulgare.
Veliko Tarnovo, la médiévale
« Quand je regarde cette cité invraisemblable, impossible, j'ai le sentiment d'avoir une vision qui leurre les yeux » Ivan Vazov
Bansko
Melnik
Ville musée, avec ses vieilles maisons typiques de la renaissance bulgare, Melnik est une ville où les traditions sont vivantes, et se « dégustent » dans les caves, dans les restaurants, et, à la belle saison, dans la rue.
Sables d’Or ( Zlatni Piassatsi )
Vous êtes à la recherche de la plage de rêve ? Vous voulez sortir, rencontrer des gens, vous balader, faire la fête ? Découvrez la station la plus animée du littoral de la Mer Noire : les Sables d’Or.
Vratsa
A une centaine de kilomètres seulement au nord-est de la capitale Sofia, Vratsa est une ville agréable dont les environs méritent le détour...

Nous aurions pu vous décrire Bansko comme ville riche d’histoire, vieille cité marchande, ayant préservé de nombreux monuments de la renaissance bulgare. Nous aurions pu vous parler du grand poète Vaptsarov né dans cette ville, et dont la maison natale est un musée aujourd’hui. Mais nous serions passé à côté de l’essentiel…

Dans les rues de Bansko. - 22.8 ko
Dans les rues de Bansko.

Car Bansko est avant tout un lieu de fête, un lieu ou l’on mange, on boit, on danse, on chante… l’endroit où vous pourrez le mieux ressentir battre le cœur des Bulgares. Les « coupables » de cette réputation sont les habitants autochtones : pas peu fiers de leur ville, il affirment que nul part au monde on ne sait ainsi faire la fête, et ils ne tardent guère à le prouver.

Une nuit à Bansko.
Nous arrivons l’après-midi sous le crachin et la grisaille. Pas le temps de visiter la vieille ville, nous faisons juste un saut à l’hôtel avant le dîner.
L’auberge, « mékhana » en bulgare, est une grande maison à l’ancienne, avec des poutres fumées, et une cheminée devant laquelle on nous a dressé la table. Après les traditionnelles salades et eau de vie, notre aubergiste nous apporte une épaule d’agneau, qu’il s’applique à désosser avec doigté. Avec le riz parfumé aux petits légumes à l’étouffée, c’est un vrai délice. Pendant que l’orchestre joue tout doucement des chants macédoniens, nous dégustons deux ou trois bouteilles de vin gentiment proposé par le patron.
Sans nous en apercevoir, l’auberge s’est remplie de monde. A la table voisine, une joyeuse compagnie venue de Sofia fête un anniversaire. L’un d’eux interpelle l’orchestre : « A minuit vous nous jouerez l’hymne ? ». Le chef parcourt la salle d’un regard grave, puis répond : « Je ne vois que des majeurs ce soir, autant commencer de suite… » S’en suit une comptine qu’il serait gênant de traduire ici, mais qui est largement reprise par la table voisine. Quelques fêtards accourent de l’autre bout de la salle pour se joindre à la chorale. Voyant cet intérêt pour son art, l’orchestre enchaîne les couplets, entrecoupés de longues improvisations endiablées au tam-tam et au saxo. Quelques jeunes femmes se déchaînent dans les rythmes orientaux, bientôt les hommes les rejoignent…
Je ne me rappelle pas du dessert.
Tous les Français ont appris à commander en bulgare « une grande eau de vie », cette phrase ponctue la ronde droite (quatre pas en avant, deux en arrière), la croisée, et les danses du ventre, exécutées sur les tables à partir de 2h du matin. L’une des serveuses, vraie force de la nature, se déhanche telle une furie, « use » les hommes l’un après l’autre, et lance des défis à ceux qui n’ont pas osé l’ « affronter ». Il n’y a plus de groupes, tout le monde est déchaîné autour des tables, sur les tables, sous les tables… Les musiciens sont inépuisables, ils enchaînent les improvisations, et on ne sait plus si le rythme est gitane, folklorique, macédonien ou africain.

Le lendemain notre logeuse m’apprend que notre groupe est rentré se coucher vers cinq heures du matin. Moi j’ai été raisonnable : 3h et demie. Je suis le guide, tout de même…

Pour manger, dormir et faire la fête
-  L’auberge Molerova Kashta, à deux pas du centre-ville, un sommet dans l’art de recevoir. Si vous êtes un groupe, préférez la nouvelle auberge, l’ancienne est moins animée. Réservation recommandée. 7, rue Todor Alexandrov Tél +359 (0)7443 2146 ou 8494 , molerovakashta@bansko.bg
-   Le site officiel de Bansko
-  Hotel "Sevda", propre et bon marché. +359 (0)7443 3647 hotelsevda@abv.bg

Documents liés
Plan détaillé de Bansko avec les hôtels
GIF - 157.3 ko, 1204 x 1251 pixels